Les pilotes

Jacky Vimond

Jacky Vimond est né le 18 juillet 1961 à Saint-Tribehou dans la Manche. Il est le second fils de Jules et Yvette Vimond. Jules, ex-crossman régional lui-même, figure aux annales de ce sport moins par ses résultats que pour avoir inoculé le virus de la moto à ses trois fils, dans l'ordre : Denis, Jacky et Christian. Trois enfant, qui tour à tour, vont concquérir des titres de Champion de France - voire du monde pour Jacky. Fidèle supporter de son frère Denis, Champion Junior en 1975, Jacky se passionne bien vite pour le motocross. A 10 ans, il commence à rouler sur la moto de son aîné mais il doit patienter jusqu'à 13 ans pour recevoir sa première machine (une 125 cm3 Puch). A cette époque, les compétitions de motocross restent interdites en France aux jeunes de moins de 16 ans, aussi Jules et Yvette traversent-ils la manche pour permettre à Jacky de s'aligner dans les mini-cross anglais, les célèbres « School boys ». Comme tous les Vimond veulent rouler, Jacky y compris dès ses treize ans, les week-ends en Angleterre se multiplient. Lorsque Jacky débute en France le moto-cross à l’âge légal, il possède déjà une solide expérience.

Les résultats sont immédiats : Jacky Vimond est champion de France junior 1978. Remarqué par Jean-Claude Olivier, Directeur de la division Yamaha chez Sonauto, il intègre le team compétition de l’importateur pour la saison 1979 de motocross. Cette première année de collaboration se solde par un titre de champion de France 125 inter. Vimond découvre aussi le championnat du monde, lors du GP de France.

Dès 1980, Jacky Vimond participe régulièrement au mondial. Onzième pour sa première saison, il se classe ensuite neuvième, sixième et septième des championnats 1981, 1982 et 1983. Les résultats sont moyens diront certains, mais il faut savoir qu’ils sont obtenus avec des problèmes de santé. Jambe fracturée en 1981, opération du genou en 1982 et embolie pulmonaire en 1983, viennent endiguer le bon déroulement de ces saisons. En championnat de France, malgré les soucis, Vimond est titré les trois années.

En 1984 Jacky Vimond attaque le championnat du monde 250. Au terme de la saison, il est  vice-champion du monde. En France dans le championnat 250 inter il s’impose avec facilité. L’année suivante Jacky est de nouveau en bagarre pour le titre mondial en 250, mais il s’incline, battu comme en 1984 par Heinz Kinigadner. C’est lors de la dernière épreuve que Jacky Vimond perd le titre en ne supportant pas, comme il le reconnaît, la « pression de la victoire ».

Le vice-champion du Monde attaque la saison 1986 le couteau entre les dents et gagne les trois premiers Grands Prix. Le binôme YZ250/pilote est parfait. Vainqueur de quatre autres GP, Jacky Vimond décroche le titre de champion du Monde 250 deux courses avant la fin. Il est le premier Français à remporter un tel titre en motocross.

Au mois de septembre 1986 une grande soirée est organisée par Yamaha au Paradis Latin pour célébrer le titre de Jacky. Pour l’occasion il doit descendre sur sa moto du haut des coursives. Un câble mal fixé … et c’est la chute. Jacky tombe de neuf mètres de haut. Il est très grièvement blessé, notamment à la colonne vertébrale. Mais comme en 1983 lors de l’embolie pulmonaire qui avait failli lui coûter la vie, Jacky décide de se battre. Contre toute attente et tous les avis, il est de nouveau au guidon d’une moto six mois plus tard. Jacky tente un retour en compétition, mais la condition physique manque. Il reprend l’entraînement et sa pugnacité est récompensée avec une troisième place au dernier GP de l’année en Suisse.

En 1988 Jacky Vimond s’aligne en championnat du monde 500. La saison est mitigée. Les très bons résultats alternent avec les mauvais mais il est de nouveau champion de France en catégorie 500. Avec une structure privée, il tente néanmoins de continuer en mondial. La saison se fait dans la douleur avec une fracture du poignet. Il remporte malgré tout un treizième titre de champion de France.

En 1990, Jacky décide d’arrêter sa carrière de pilote et de mettre son expérience au service de jeunes pilotes. Il passe un diplôme d’état à l’INSEP et en collaboration avec la Fédération Française de moto met sur pied une équipe de France espoirs.

En 1992, il est en charge du programme d’Yves Demaria qui est vice champion du monde 125 dès leur première année de collaboration. Il s’attelle ensuite à faire réussir en compétition Sébastien Tortelli. Sébastien devient le plus jeune pilote français sacré champion du monde en moto cross. Suivront ensuite d’autres collaborations fructueuses avec David Villemin, Pascal Leuret et Nicolas Aubin.

 

Palmarès
Année Résultats
1978Champion de France 125 Junior
1979 Champion de France 125 Inter (Yamaha)
1980

Champion de France 125 Inter (Yamaha)

11e du championnat du monde 125 (Yamaha)

1981

Champion de France 125 Inter (Yamaha)

9e du championnat du monde 125 (Yamaha)

1982

Champion de France 250 Inter (Yamaha)

6e du championnat du monde 125 (Yamaha)

1983

Super Champion de France de motocross (Yamaha)

7e du championnat du monde 125 (Yamaha)

1984

Champion de France 250 Inter (Yamaha)

Super Champion de France de motocross (Yamaha)

Vice-champion du monde 250 (Yamaha)

1985

Champion de France 250 Inter (Yamaha)

Super Champion de France de motocross (Yamaha)

Vice-champion du monde 250 (Yamaha)

1986

Champion de France Open (Yamaha)

Champion du monde 250 (Yamaha)

1988

5e du Championnat du monde 500 (Yamaha)

 


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